Je suis sourcier… ou plutôt sourcière 🙂
On dit parfois que certaines histoires commencent par une chute…
La mienne, oui : à deux ans et demi, je suis tombée dans un cours d’eau de montagne, avant d’en être ressortie in extremis. Dans ma famille, c’est une anecdote que l’on raconte comme un mauvais souvenir qui aurait pu mal se terminer, mais cet épisode a sans doute marqué le début de mon rapport particulier à l’eau — dans sa version la plus vive et indomptable.
Plus tard, c’est mon environnement qui a nourri cette relation.
Un de mes oncles était sourcier. Je le regardais manier ses baguettes avec une facilité déconcertante, et j’étais entourée de magnétiseurs et de personnes “qui remettent les choses en place”. J’observais, j’écoutais… mais tout cela ressemblait à un club réservé aux hommes. Alors j’ai appris par moi-même, patiemment, comment sentir, ressentir, comprendre, et, pour ce qui concerne l’eau, accorder mon corps à ce qui circule sous nos pieds.
Avec les années, cette curiosité est devenue un véritable terrain d’exploration.
Je suis également magnétiseuse et rebouteuse, et j’ai cherché à affiner chaque aspect de ma perception : les flux, les variations, les mouvements subtils. Dans mes loisirs, je pratique beaucoup le snorkeling — observer la vie juste sous la surface me rappelle combien l’invisible peut être riche, structuré et bien présent. C’est exactement ce regard que je porte sur l’eau souterraine.
Cette exploration m’a accompagnée longtemps, et continue encore aujourd’hui.
Après des études en géologie et en génie civil, j’ai approfondi mes ressentis auprès de deux sourciers expérimentés aujourd’hui à la retraite : l’un rencontré lors de ma formation à l’École supérieure et d’application du Génie à Angers, l’autre grâce à un ami.
Depuis, j’ai trouvé de nombreuses fuites d’eau, permis à des établissements de faire des économies importantes, aidé des personnes vivant en habitation isolée à accéder à leur propre source, et localisé les points de forage les plus favorables.
Un jour, l’évidence s’est imposée : créer mon entreprise et devenir sourcière professionnelle.
Dans le milieu, on m’appelle Maya — mon diminutif.
C’est sous ce nom que j’interviens, avec simplicité, précision, et toujours cette curiosité respectueuse qui m’accompagne depuis l’enfance.
Trouver de l’eau n’a rien d’anodin. C’est une réponse à des besoins très concrets, mais aussi une façon de mieux comprendre ce qui circule sous nos pieds.
On peut faire appel à un sourcier pour chercher l’eau pour :
créer un puits pour son jardin ou son autonomie,
alimenter une yourte, une cabane, une rénovation hors réseau,
obtenir une eau au goût naturel, après analyses,
remplir un bassin ou mettre en place un projet agricole,
confirmer la présence d’une veine avant des travaux.
Mais aussi, en l'absence de plans, pour:
Retrouver une fosse sceptique ou une zone d'épandage
Trouver une cavité (faille, tombe...)
Retrouver une canalisation oubliée ou l’alimentation d’un ancien puits.
Et parfois, on fait appel à un sourcier car l'eau nous dérange:
on veut comprendre d’où viennent des infiltrations,
localiser une remontée d’humidité (inondations régulières, présence de mérule...)
savoir si une veine gênante passe sous une chambre (rejoint la géobiologie),
Dans tous ces cas, l’eau raconte une histoire.
Mon rôle est de la lire avec précision, que ce soit depuis un plan ou directement sur votre terrain.
Et si vous préférez apprendre à le faire vous-même, je transmets tout ce que j’ai acquis :
le ressenti, la méthode, la rigueur, et cette attention particulière qui permet de percevoir ce que l’on ne voit pas encore.